Le Boucher
LE BOUCHER
Italie/France 1970. Un drame de Claude Chabrol avec
Stéphane Audran, Jean Yanne, Antonio Passalia…
Durée : 1h30
Dans un village du Périgord, des femmes sont retrouvées égorgées. Le calme disparaît. Le boucher,
ancien soldat d’Indochine et d’Algérie, devient le principal suspect aux yeux de la directrice d’école, pourtant attirée par lui…
CINÉ-MÉMOIRE
LE VENDREDI 29 AOÛT À 19H
Présentation et débat avec Guy Fillion, suivis d’un moment
de partage autour de l’amitié après le film.
Les horaires
| MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | ||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 1er | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ||
| 19H00 | 21H00 VO |
Les critiques
Public-1
« Stéphane Audran et Jean Yanne sont magistraux dans ce jeu du chat et de la souris tourné au cœur du Périgord. Chabrol avait choisi ce cadre pour la bonne chère ! Quelle bonne idée d’avoir restauré ces 12 films de la « première période » de Claude Chabrol, cinéaste trop peu reconnu par ses pairs.»
« Dans une petite commune du Périgord, une romance se noue, malgré leur différence de classe, entre la directrice de l’école, l’élégante Davile (Stéphane Audran), et le boucher, Paul Thomas dit Popaul (Jean Yanne). Ils partagent des confidences : Hélène lui dit qu’elle tente d’oublier une rupture douloureuse, Popaul qu’il s’est engagé dans l’armée et a combattu en Indochine et en Algérie pour fuir un père violent.
La quiétude du village est troublée par un meurtre crapuleux. Un second cadavre, celui de la jeune femme au mariage de laquelle Hélène et Popaul avaient assisté est découvert par les propres élèves de Hélène à l’occasion d’une sortie scolaire.
En trouvant sur les lieux du crime le briquet qu’elle avait offert à Popaul quelques jours plus tôt, Hélène comprend qu’il est l’auteur de ces crimes.Compagnon de route de la Nouvelle Vague, Chabrol tournait des films depuis le début des 60ies. Il n’a pas arrêté d’en tourner jusqu’à sa mort en 2010. Son oeuvre (plus de soixante-dix films pour le cinéma et la télévision) dresse un portrait cruel et satirique de la bourgeoisie français sous la Vème République dont Chabrol aimait cyniquement raillé les travers. Chabrol aimait faire craquer le vernis des apparences et des conventions, montrer, dévoiler les turpitudes qu’il peinait à cacher.
Avec « La Cérémonie » (1995), « Le Boucher » est peut-être son film le plus célèbre. Ce n’est pourtant pas le plus représentatif. Ce n’est pas un film grinçant. C’est au contraire un film très doux qui raconte les débuts d’une histoire d’amour en apparence banale.
Mais, avec cette bluette sentimentale, digne d’un roman-photo, Chabrol croise une intrigue policière au suspense vite dissipé.Le résultat est paradoxal, à la limite de la crédibilité. Le geste final de Popaul est à la fois aberrant et inévitable. On n’oubliera pas de longtemps le plan final tourné au bord de la Dordogne à l’aube blanchissante.»
« Avec « Le Boucher », Chabrol excelle dans l’art de créer une atmosphère pesante et un suspense feutré, mais le rythme, volontairement lent, finit par émousser l’intérêt. Si les performances d’Audran et Yanne sont impeccables, l’austérité de la mise en scène rend parfois difficile l’implication du spectateur.»
