Affreux, Sales et Méchants
AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS VO
Italie 1976. Une comédie dramatique de Ettore Scola, avec Nino Manfredi, Francesco Anniballi, Maria Bosco…
Durée : 1h55
RETROSPECTIVE DU CINEMA ITALIEN
4€
Au cœur d’un bidonville romain, Giacinto règne en tyran sur toute sa famille. Lui et sa femme, leurs dix enfants, les conjoints, les maîtresses et la grand-mère sont logés sous le même toit, dans un taudis pouilleux. Tous acceptent l’autorité et l’infamie du patriarche, car celui-ci possède un magot d’un million de lires que chacun espère lui voler. Tandis que Giacinto passe ses journées à boire en attendant la recette des larcins quotidiennement perpétrés par les siens, on prépare en cachette son assassinat…
Les horaires
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| 21H15 VO |
Les critiques
« (2009) Une comédie italienne tardive, plus noire, plus acerbe que ses représentantes (…) l’un des meilleurs films d’Ettore Scola.,»
«(2009) (…) un constat social en forme de farce macabre. (…) C’est féroce et dérangeant, génial et indispensable..»
Radio-France
« Chaque matin, l’actualité vue au travers de la presse étrangère. Aujourd’hui : la mort du cinéaste italien Ettore Scola et la dernière étude d’Oxfam sur le fossé qui se creuse, chaque année davantage, entre riches et pauvres.
Dans la filmographie d’Ettore Scola, disparu cette nuit à l’âge de 84 ans, « Affreux, sales et méchants », c’est le film un peu honteux, celui qui voisine avec les chefs d’œuvre reconnus, qu’il s’agisse de la grande fresque historique de « La Nuit de Varennes », les illusions perdues de la gauche dans « Nous nous sommes tant aimés », ou bien encore la dénonciation du fascisme avec « Une journée particulière ». « Affreux, sales et méchants » a d’ailleurs été récompensé à Cannes d’un prix de la mise en scène, sauf que ce fut un véritable bide commercial, rappelle ce matin le magazine SLATE. Et surtout, à sa sortie, le film suscita la controverse, tant il prenait tout le monde à revers.Et c’est vrai que ce film suscite une forme de gêne. Il montre les pauvres, les très pauvres, les misérables, leur vie dans un bidonville, sur les hauteurs de Rome, la prospère. Il ne cache rien, comme la pudeur le voudrait. Il se fout des bons sentiments, du discours social, il ne cherche pas à enjoliver. Ici, pas de lumière christique, ni de message. Juste un rire honteux, à mi-chemin entre le voyeurisme et la stupéfaction. En réalité, Ettore Scola se fiche du documentaire mais il montre tout. Et sous une lumière crue. Ses pauvres sont vulgaires et répugnants. Ils volent et se volent entre eux, se prostituent, pratiquent l’inceste, bouffent comme des porcs et picolent de même. Les pauvres sont sales, laids, méchants, exactement comme l’indique le titre. Ils ne montrent aucun sentiment, sinon l’envie et la cupidité. La violence est omniprésente et l’on se tape dessus, dans un concert de rires gras et d’encouragements. Ici, la pauvreté n’est pas belle à voir..»
