Au Tympan de Goujounac, jeudi 11 septembre (juste après le 10), concert avec Timeless Keys.
Timeless Keys,
Un clavier Rhodes et des machines en accord, une basse en rondeur, une voix suave et des chœurs qui s’entremêlent, Timeless Keys s’ancre dans la veine d’une nu soul / trip-hop hallucinée. Sur scène, le trio mêle aux harmonies jazzy, décontraction funky, instants de rap et rêveries électroniques… À la clé, des chansons lumineuses dont ils nous livrent les nuances intemporelles.
D’Erykah Badu à Zero 7 en passant par Jamiroquai, Timeless Keys conjugue ballades introspectives, décontraction funky et rythmiques flirtant avec le hip-hop pour revisiter avec gourmandise le répertoire de la scène groove anglo-américaine des années 90 à nos jours…
Et pour manger sur place, réservations pizzas au 07 70 35 10 52
Le Tympan est un café associatif dédié à l’échange, à la convivialité et à la culture.
C’est un îlot de fraternité en résistance contre l’exclusion, la discrimination et la haine.
« On vient de vivre plusieurs soirées de liesse, de folie au Tympan ces quelques derniers jeudis avec des concerts pleins de good vibes qui ont mis le feu. Qui s’en plaindrait ?
On pourrait cependant se poser la question de la décence à festoyer, danser et s’éclater pendant qu’ailleurs, des peuples dont on est solidaire, sont victimes de massacres, meurent de faim, de dictatures, … ?
Dans un précédent billet, on avait évoqué Spinoza, Deleuze, Nietzsche, … qui avaient tous démontré que la joie, était un acte de puissance et de résistance.
Aujourd’hui, hors sentiers philosophie, voilà un article de Victoire Tuaillon qui développe à sa façon les mêmes théories. V. Tuaillon est une journaliste qui a connu la célébrité en défrayant la chronique par sa série de podcasts « Les couilles sur la table » destinés à évaluer et faire avancer le débat sur le féminisme, le sexisme, le masculinisme en partant du point de vue des hommes.
Et, sur notre sujet, elle affirme qu’il faut utiliser la joie de vivre comme moteur de révolte, se battre pour elle.
Cultiver des espaces de joie, de soin et de solidarité est une idée centrale chez Victoire Tuaillon, qui voit ces choix comme des formes concrètes et puissantes de résistance face à la crise et aux impasses du monde.
Mais pourquoi la joie, le soin et la solidarité seraient-ils subversifs ?
Ces pratiques permettent de ne pas sombrer dans l’abattement et l’impuissance : se révolter sans perdre la capacité d’aimer, de rire et de prendre soin explique-t-elle dans ses récents podcasts et interventions.
Selon elle, il s’agit :
• De chercher le plaisir et la joie de vivre, tout en gardant une conscience politique et éthique.
• De tisser des liens et développer des espaces où l’on peut se soutenir, se soigner, échanger, apprendre, partager des histoires et des ressources.
La joie comme stratégie de résistance, un carburant pour l’action, un moyen de rester mobilisé·e sans se détruire, et de transmettre l’énergie du changement autour de soi.
Victoire Tuaillon insiste sur l’importance de kiffer nos vies sans nuire aux autres, d’inventer des manières joyeuses et collectives de résister et de construire un avenir « respirable ».
Créer volontairement des espaces de joie, de soin et de solidarité, c’est refuser la résignation, raviver nos forces et entretenir une dynamique d’action et de transformation du monde.
Et c’est précisément ce type d’espace que le Tympan revendique être. »

