L’EXPO de novembre au Tympan avec la CIMADE
Bonjour ami.e.s du Lot,
Samedi prochain 1er novembre à Goujounac, à partir de 11h au Tympan, aura lieu le premier événement de notre festival 2025 Migrant’scène de La Cimade : le vernissage d’une très belle exposition de Nesroulah Yous et deux autres artistes, Brice Masmaury et Lucien Beroko, en leur présence. Avec un hommage au peintre Sha, ami réfugié afghan décédé récemment, et un petit concert piano-voix.
Anne Joubert pour le groupe Cimade de Cahors
Nesroulah Yous : exposition du 1er au 30 novembre 2025
Au Tympan à Goujounac
Dans le cadre du festival Migrant’scène de La Cimade,.
Calligraphe et peintre, Nesroulah Yous est né en 1957 à Marseille.
Il vit de 1966 à 1998 à Alger, puis, fuyant la guerre civile qui déchire son pays, il revient se réfugier en France pour dire et peindre l’indicible.
Ayant connu dix années de guerre civile et miraculé d’une expédition punitive qui a fait des centaines de morts, il se réfugie dans le militantisme et l’art pour à la fois surmonter ses traumas, se reconstruire et combattre les sentiments de haine et de vengeance qui l’avaient envahi.
Alternant encres et huiles, langues arabes et latines, jouant avec les lettres, les mots et leurs déformations, il participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles.
Les œuvres présentées dans l’exposition racontent un cheminement de presque trente ans, une interrogation sur la mémoire officielle et les sources du conflit algérien.
C’est aussi une réflexion sur le travail de la mémoire comme outil de réparation, car peindre c’est retrouver matière à se souvenir et à transmettre, envers et contre tout, pour résister aux forces dominantes qui prônent le déni et l’oubli.
Mais, le paradoxe de cette mémoire, mobilisée sans cesse du fond de l’âme, pour témoigner et faire en sorte que l’horreur ne se reproduise pas, c’est qu’elle est confrontée à la réalité du présent, où la conscience d’une situation politique internationale qui ne fait que reproduire l’horreur, est si douloureuse, qu’elle en devient insupportable pour le peintre qui en est devenu malade.
Et pourtant, aujourd’hui, de cette tourmente et de cette fragilité, dans ses dernières toiles, avec des élans sombres, violents et fracturés mais d’autres si lumineux et fluides, Nes fait naître en lui de la force et une joie à créer, à vivre et à aimer, sans compromis.

