L’Incompris
L’INCOMPRIS
VO
Italie 1967. Un drame de Luigi Comencini avec Anthony Quayle,
Stefano Colagrande, Simone Giannozzi…
Durée : 1h45
RETROSPECTIVE DU CINEMA ITALIEN
4€
Sir John Edward Duncombe, consul de Grande-Bretagne à Florence, regagne sa villa après l’enterrement de sa femme. Accablé de chagrin, il retrouve ses deux fils, Andrea, 10 ans, et Milo, 6 ans. Il ne confie la vérité qu’à l’aîné, qu’il considère comme assez mûr, mais dont l’apparente indifférence le blesse. Petit à petit, Duncombe reporte toute sa tendresse sur le petit Milo. Andrea assiste, silencieux, à l’éloignement de son père. L’oncle Will vient passer quelques jours à la villa.
Les horaires
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| 21H00 VO |
Les critiques
« Un mariage parfait de profondeur psychologique, de rigueur dans la mise en scène et de délicatesse du regard fait de L’Incompris l’un des plus beaux films de Comencini.»
«L’incompris désigne une jeune adolescent confronté soudainement à la mort et à l’absence de sa mère. La souffrance tout intériorisée de l’enfant conduit son consul de père, homme affectueux mais peu disponible, à penser que l’enfant est fort moralement, courageux, voire insensible. D’où la funeste incompréhension.
Le fil est bien mince, qui sépare le sujet du mélodrame. Le faste d’une villa romaine, la nature du dénouement et l’enfance malheureuse sont des éléments propices à un récit romanesque et larmoyant. Cependant, la rigueur psychologique et narrative de Luigi Comencini lui permet de peindre avec justesse et acuité l’état de douleur de de frustration des trois personnages principaux (le père et l’adolescent mais aussi le petit frère).
Pourtant, l’académisme de la mise en scène et les teintent doucereuses de la photographie donnent parfois un reflet insincère du drame..»
Public-2« Un beau film de Comencini, paradoxalement éreinté lors de sa sortie puis reconnu quelques années plus tard par la critique ! Le sujet, un drame familial avec mort de la mère, souffrance et accident d’un enfant, aurait pu déboucher sur un mélo larmoyant. Mais si les larmes sont convoquées, ce n’est pas par de grands effets et artifices ; c’est au contraire avec équilibre (grâce entre autres à quelques excellentes pointes d’humour), justesse, délicatesse et subtilité. Par exemple le personnage du père qui, au-delà de sa responsabilité, est traité avec empathie ; son attitude, aux conséquences douloureuses pour le fils ainé, est toujours guidée par des bons sentiments. La remarquable mise en scène est toute au service de cette démarche : les alternances de plongées et contre plongées sont symboliques d’un Andréa grand par rapport à son frère et petit par rapport à son père ; les fréquentes présences en premier plan d’éléments décoratifs font ressentir la difficulté à pénétrer le personnage. Et un magnifique plan vient clore ce très beau film sur l’enfance, et sur la difficulté pour les adultes de la comprendre et la considérer..»
