Portier de Nuit
PORTIER DE NUIT
VO
Italie 1974. Un drame de Liliana Cavani avec Dirk Bogarde,
Charlotte Rampling, Philippe Leroy…
Durée : 1h58
INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS
RETROSPECTIVE DU CINEMA ITALIEN
4€
Vienne, 1957. Max travaille comme portier de nuit dans un grand hôtel. Un jour, arrive Lucia, en voyage avec son mari. Il suffit alors d’un simple regard pour que leur passé commun ressurgisse : ancien officier SS, Max a entretenu avec Lucia une relation amoureuse, tandis qu’elle était prisonnière dans un camp de concentration…
Les horaires
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| 18H45 VO |
Les critiques
«Ce Portier dérange toujours autant. La nuit n’en finit pas de se refermer sur le couple le plus décadent du cinéma »
«Vouloir mettre au jour des raisons d’ordre psychologique, psychanalytique, qui peuvent favoriser l’émergence de phénomènes comme les fascismes, soit. Mais là encore, le raccourci effectué par Liliana est choquant et dangereux. Il ouvre la porte, aussi, au révisionnisme et au négationnisme. Et l’on terminera en posant une question : qu’ont fait, les résistants et les partisans italiens, de ce » petit nazi » qu’on a tous en nous ?»
«Une histoire volontairement très forte, dérangeante, malsaine, et très captivante. La réalisatrice est allée au bout de sa démarche : ausculter la perversité et l’ambiguïté humaines, décuplées ici par les circonstances tragiques de la guerre. Tout y passe : sadisme puis fascination et amour du tortionnaire, soumission de la victime qui tire du plaisir de sa situation et aime son bourreau… Ces deux personnages complètement largués n’ont rien appris et répètent leur danse macabre plus de dix ans après. Ce qui est frappant, c’est qu’ils ne semblent vivre pleinement qu’entourés et guettés par la mort : menace des nazis pendant la guerre, puis choix délibéré de mourir d’inanition dans le second cas. Ces deux êtres semblent ne pas pouvoir s’affranchir de leurs fantasmes qu’ils poussent au-delà de toute limite, jusqu’au bout. Les interprétations sont magistrales, que ce soit Dirk Bogarde ou surtout Charlotte Rampling. Quant à la mise en scène, elle est très fine, très soignée, et mêle adroitement flash-backs et retours au présent. Un film sombre, dur, mais passionnant. »
